Les études de chant au Conservatoire de musique de Narbonne puis à Aix-en-Provence permettent à la soprano de découvrir la musique baroque et médiévale. Après quelques expériences comme soliste dans le chant choral ou dans la musique contemporaine (“D’une couleur lithique” 1999 de François Rossé), Sandra Hurtado-Ròs étudie la lyrique des troubadours aux côtés de Gérard Zuchetto et devient soliste de Troubadours Art Ensemble. Dans ses interprétations des troubadours, des chansons séfarades ou des canciones populares de Manuel de Falla, Sandra Hurtado-Ròs exprime sa passion pour la mélodie, renouant ainsi avec ses racines Sévillanes et le chant profond de son Andalousie natale.

“Voici un album lumineux, ensoleillé par la splendide voix de Sandra Hurtado Ròs.
Cette chanteuse d’origine andalouse, soliste du Troubadours Art Ensemble, s’est formée aux chants classique, médiéval et baroque dans des conservatoires du sud de la France. Puis elle a été vers la musique contemporaine à la fin des années 1990, avant de se consacrer aux chants des troubadours au sein de l’ensemble de Gérard Zuchetto. Sa voix est le reflet de ce parcours riche et diversifié, notamment dans sa capacité à varier les timbres et les couleurs vocales. Ce disque lui permet de renouer avec ses racines sévillanes par le répertoire qu’il propose : chansons séfarades d’une part, et cansos de trobar de l’autre. L’ensemble de Zuchetto, dont la réputation n’est plus à faire et composé d’une dizaine d’excellents musiciens, lui fournit un écrin à sa mesure en réalisant pour chaque chant un environnement instrumental spécifique : fiddle, harpe celtique, wistle, zarb, daf, cristal Baschet, sanza, luth, ney, vielle à roue ainsi que les instruments médiévaux habituels. Un très bel album que l’on aimerait voir durer, durer, durer.” François Saddi – Trad Magazine

“La Trobairiz Sandra Hurtado-Ròs renoue avec ses racines sévillanes : des aigus faciles comme des mots d’enfant, des graves de velours andalou. Elle maîtrise les techniques du chant long de Bernart de Ventadour, l’éloquence de Gaucelm Faidit, l’audace de Giraut de Bornelh. Et des orientalismes séfarades, elle sait les nuances impalpables, module et développe un ornement. Tout cela avec la grâce et la conviction d’une Dame de jadis qui dit la vie de tous les jours, les tragédies de toujours. Sandra Hurtado-Ros, mince flamme rouge et noire, trouve un bel écrin pour son chant, un climat magique avec ses musiciens.
Cet ensemble là connaît la force des sentiments. Ceux qui traversent les âges. Une Errance où l’on ne se perd pas.” Michèle Fizaine Midi Libre